Jérôme Joussemet, responsable technique CFAO à Alma, basé à Nantes, rentre tout juste d’Hawaï, où il a participé pour la deuxième fois au championnat du monde de triathlon Ironman. Il revient sur cet évènement, sa préparation, et sur sa manière de concilier vie d’athlète et travail à Alma.

 

Le 11 octobre dernier, j’ai participé pour la deuxième fois au championnat du monde de triathlon format Ironman (Swim 3.8 km/ Bike 180 km/ Run 42.2 km), qui a lieu tous les ans à Kona, Hawaï (USA). En 2012, je terminais l’épreuve en 9h14mn45s, un temps qui me propulsait dans le top 50 mondial (44ème). Y retourner pour améliorer cette marque était un véritable challenge.

L’épreuve Ironman nécessite en soi une bonne préparation physique, mais dans l’archipel hawaiien, l’épreuve prend une toute autre dimension. Il n’y a guère de mots pour décrire le climat ! L’édition 2014 aura été marquée par des conditions météorologiques extrêmes en comparaison à celles de 2012, pourtant déjà contraignantes. Sur le vélo, j’ai même pensé que l’épreuve allait être annulée à cause du vent… Le marathon, couru par une chaleur étouffante, parcourt les redoutables champs de lave d’Energy Lab. Les plus grands noms du triathlon sont passés en mode marche dans Energy Lab et le dossard 1216 n’y a pas échappé… Je termine la course en 9h37mn05s (194ème).

A ce niveau de compétition, le temps perdu se paie au prix fort et le classement défile cruellement sous vos yeux, impuissants. Aucun regret car il fallait prendre des risques pour tenter d’améliorer le résultat de 2012, mais je ne pensais pas marcher un jour sur un triathlon… L’homme n’est pas une machine, nul n’est infaillible. Après 20 ans de pratique à haut niveau, une page se tourne d’un point de vue de la performance pure. Cette expérience m’a permis de côtoyer l’échec sportif. Mais arriver à repartir et terminer l’épreuve a aussi été un enseignement : dans les moments difficiles, une issue est toujours possible.

Le triathlon a toujours été une passion que j’ai su mener parallèlement à ma vie familiale et professionnelle. Mais préparer le format Ironman nécessite quelques sacrifices dans son emploi du temps. Souvent un entrainement remplace le repas de midi et les dîners en famille sont à exclure. Avec le temps, j’ai aussi appris à composer avec les déplacements professionnels, que j’intègre dans mon entrainement comme phases de récupération… je peux ainsi me concentrer à 100% sur mon travail. La confiance et l’esprit d’équipe qui règnent chez Alma me donnent toutefois de la souplesse pour m’organiser, comme pour ces 2 semaines de « vacances » à un moment de forte activité chez nos clients.

Mes collègues almatiens me soutiennent par leurs encouragements et leur respect. De mon côté, j’essaie de les convaincre que le triathlon n’est pas élitiste sur des formats sprint (Swim 750 m/ Bike 20 km / Run 5 km)  et cette année nous avons failli composer une équipe. Car le triathlon c’est aussi du tri-relais : un nageur, un cycliste et un coureur. Le partage du triple effort en quelque sorte… Une autre manière de porter les valeurs coopératives ? Rendez-vous manqué pour cette année, mais vivement 2015 pour la première « TriAlmaTeam » !

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