Le blog d’une Scop d’informatique qui trace sa route entre réussite économique et valeurs coopératives.

Témoignages d’Almatien·nes : Joris, ingénieur d’application

Joris, ingénieur d'application chez Alma Scop
Joris, ingénieur d’application pour nos logiciels CFAO en France, nous parle de son métier et revient sur ses premiers mois chez Alma.

Ton parcours avant de rejoindre Alma ?

Alma, c’est mon tout premier job. Avant j’ai fait une école d’ingénieur à Limoges, en spécialité mécatronique. Lors d’un stage chez Siemens à Lyon j’ai découvert la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui m’a plutôt plu. Dans ma recherche d’emploi ensuite j’ai un peu cherché dans le domaine de la mécatronique, mais je voulais surtout éviter les sociétés de consulting, qui sont principalement celles qui recrutent en sortie des études. En cherchant dans la région j’ai trouvé cette offre qui a attiré mon attention du fait qu’Alma soit une Scop. Mon père étant agriculteur je connaissais les coopératives agricoles mais je n’imaginais pas ça dans le monde de l’industrie. Je me suis donc renseigné, j’ai postulé, j’ai trouvé au passage que c’était très intéressant de rencontrer toute l’équipe dans le processus de recrutement. Je suis donc arrivé à Alma en novembre 2025, il y a 10 mois.

Ton métier en quelques mots ?

Je suis ingénieur d’application, en charge des installations logicielles à distance ou sur site, des formations des utilisateurs et du suivi technique des clients sur nos logiciels Almacam 2D (découpe) et Almacam Quote (devis tôlerie). J’interviens aussi en début de projet, pour analyser la manière dont travaille le client afin de pouvoir ensuite adapter notre solution.

Plus concrètement en quoi cela consiste ?

La mise en route du logiciel Almacam s’effectue en plusieurs étapes. D’abord la configuration du logiciel pour le client, puis la formation des utilisateurs, enfin l’intervention sur site avec notamment des tests de découpe sur les machines. J’interviens ensuite en support pour compléter la formation ou corriger quelques petits problèmes ou finaliser des paramétrages résiduels. Je suis l’interlocuteur technique unique du client jusqu’à ce qu’il ai la complète maîtrise du logiciel, avant de passer la main à la hotline.

C’est un peu différent avec le logiciel de devis tôlerie Almacam Quote. La phase d’audit est très importante pour savoir exactement comment le client réalise ses devis, s’il y a déjà un logiciel, ou si tout est seulement dans sa tête ! A partir de là on paramètre le logiciel au plus près de ses méthodes de calcul. Avec Almacam Quote il n’y a pas de test machine à proprement parler, en tout cas pour vérifier la qualité de la découpe, mais parfois tout de même pour ajuster les paramétrages du logiciel. Si par exemple on estime qu’une pièce est découpée en 2 minutes, on va vérifier que la machine met bien 2 minutes aussi, sinon le devis ne sera pas juste.

Comment s’est passée ta montée en compétences au sein de l’équipe ?

A mon arrivée j’ai d’abord été formé par Jérôme J., notre expert sur la partie découpe 2D, puis ma montée en compétences a été progressive. J’ai d’abord réalisé des installations du logiciel chez des clients avec un collègue en back-up, ce qui m’a permis de prendre la main.

C’est plus compliqué de se lancer directement dans une formation Almacam, aussi j’ai d’abord assisté à des formations assurées par des collègues, puis on a inversé les rôles et j’ai fait moi-même la formation avec quelqu’un en back-up. Tout cela pendant quelques semaines, avant d’être lâché dans le grand bain !

En parallèle j’ai aussi fait un peu de support pour apprendre avec les collègues de la hotline et me mettre dans des conditions d’utilisation du logiciel pas forcément les plus simples, pour savoir comment réagir face à un bug.

Connaissant l’environnement Almacam, ma montée en compétence sur le logiciel de devis Almacam Quote s’est faite de manière assez naturelle sur la base d’auto-formation, d’échanges avec les collègues et de beaucoup de support client. J’ai récemment assuré mes premières formations seul sur ce logiciel, tout s’est bien passé et c’est très réjouissant d’être devenu complétement autonome.

Aujourd’hui, une fois la commande du client passée, je suis son unique référent et je prends en charge le projet de bout en bout.

Tu as dû apprendre aussi des clients sur le terrain ?

Déjà à Alma on a des personnes qui ont énormément d’expérience, donc rien que discuter avec eux permet de monter en compétences très vite, mais c’est différent avec les clients parce qu’ils ont une utilisation du logiciel différente de la nôtre. Je trouve que c’est tout aussi enrichissant d’apprendre avec eux, surtout quand ils ont 15 ou 20 ans d’expérience dans leur métier.

Et on a la chance d’être sur quasiment sur toutes les technologies de découpe, que ce soit le laser, le plasma, le jet d’eau, le poinçonnage… On se rend compte que d’un client à l’autre, c’est presque un logiciel différent que l’on doit préparer, c’est techniquement très intéressant.

Quelle sont les qualités requises pour assurer au mieux une installation client ?

En premier lieu c’est réellement important de maîtriser notre sujet, de bien savoir utiliser notre logiciel. Mais aussi d’être organisé et de savoir expliquer comment va se dérouler l’installation. Parce qu’en fonction de nos interlocuteurs, un informaticien, un programmeur, une personne qui travaille dans l’atelier ou au service Méthodes, il faut avoir le bon vocabulaire pour se comprendre, il faut être capable de vulgariser ou au contraire d’être très technique, par exemple avec des opérateurs machine qui sont hyper pointus !

Et puis une installation peut être un peu stressante car on a une obligation de résultat mais pour moi en fait c’est assez stimulant. On peut se retrouver dans des situations où ça marchait très bien au bureau, mais chez le client, on ne sait pas pourquoi mais ça ne marche plus ! Donc il faut toujours avoir un backup sur soi pour être capable de rebondir. Et le relationnel est important aussi, il faut savoir briser la glace, s’assurer d’avoir été bien compris pendant la formation parce qu’une fois que je suis parti la personne doit être rapidement autonome.

J’aime bien me dire que quand le client me rappelle il me connait, il sait qu’il peut discuter avec moi et que je vais pouvoir régler son problème de personne à personne, ce n’est pas comme recevoir un mail automatique disant que l’on va s’occuper de sa demande.

Finalement qu’est-ce qui plait particulièrement dans ton travail ?

Quand on est à l’école on voit beaucoup de théorie et peu de pratique, du coup pour mon premier job j’apprécie vraiment d’être souvent sur le terrain, d’avoir un travail très technique dans lequel je dois gérer le logiciel, apprendre à tout mettre en place pour qu’il fonctionne chez le client, avec aussi ce côté relationnel… C’est vraiment ça qui me plaît, c’est cette expérience terrain que je cherchais. Pourquoi pas évoluer par la suite vers un poste plus orienté management, mais je ne me voyais pas commencer ma carrière comme ça !

Et plus largement à Alma ?

Je trouve l’environnement d’Alma hyper stimulant, on peut discuter avec tout le monde, que ce soit sur nos différents métiers ou tout autre sujet, on a des moments d’échanges avec par exemple les temps d’Alma Café… Et aussi de pouvoir parler à des collègues qui sont chez Alma depuis longtemps et qui ont un peu la mémoire de l’entreprise et des clients. Alors bien sûr il ne faut pas qu’elle se perde mais c’est très rassurant de se dire que si je leur pose une question, il y a de fortes chances qu’ils aient l’information !

Share
Share